Camp pirate à Saint-Auban


Bouchons en tout sens à Jeanne d’Arc ! Le petit chemin est saturé, les chemises oranges ont envahi la place et grâce aux parents nous avons largement de quoi emmener le matériel.
Les plus matinaux ont fait un détour par la pinède et une fois les perches chargées dans le camion avec les tentes, nous partons : direction Saint-Auban !
Bien qu’ayant attendu tous les retardataires, les chefs sur leur fidèle destrier noir affublé d’un pingouin vengeur arrivent les premier sur place. Pique-nique, constitution des sizaines et installation sont au programme. Mais une fois toute ces futilités accomplies, vient le temps de l’essentiel : trouver un coin pour la cabane ! Dans les bois touffus, près de la rivière, les branches se déplacent et formeront bientôt des portes, sièges et autres étagères.
D’aucuns racontaient avoir trouvé une carte aux trésor lors de la dernière journée. La légende se précise avec l’arrivée de 2 pirates : Barbenvrac et Hatte (de tous c’est le pire Hatte !). Nous sommes invités à parcourir le monde à la recherche de la carte d’un fabuleux trésor.

Cap sur la Suède ! Le roi Légo nous accueille pour nous aider à construire un super bateau pirate tandis que d’autres préparent une table à feu ou installent les douches solaires et les tables.
L’album photo de la peuplade se remplit petit à petit et après le temps « ramassage des déchets du camp » la veille, nous attaquons l’identification d’herbes aromatiques et tentons des modelages improbables de sabres pirates avec des ballons explosifs.
Dans le courant d’une onde pure avant notre passage, nous allons nous rafraîchir avant de partir pêcher les truites suédoises pour le repas. Les veilleurs ont insisté pour préparer une veillée et c’est eux qui tiennent la baraque le soir ! Le roi légo, fier de nous, nous offre son morceau de la carte !

Après le pays d’Abba, nous voici maintenant avec les Sirtakis. Le pavillon pirate flotte fièrement au dessus du camp quand des grecs anciens viennent nous rentre visite : la flamme olympique s’est éteinte ! Il nous faut faire de notre mieux dans les différentes épreuves afin de la rallumer. Cerise sur le gâteau : le premier prix des JO est un morceau de la carte:) Badminton, Tennis de table, bowling, montée à la corde, course en sac, diabolo, tir au panier, combat de sabre… les épreuves se succèdent pour les 6 pays engagés. Après l’attaque de la moussaka géante sur nos estomacs, nos amis grecs nous proposent de raconter chacun une histoire de la mythologie grecque à travers un spectacle de marionnette ! Paris aurait mangé Chronos après s’être envolé du labyrinthe de Midas qui y avait enfermé Pandore ou quelque chose du genre… La flamme olympique et ses cohortes de chamallow grillés brillent maintenant dans la nuit.

Ninjas, nems, musiques traditionnelles et autres bœufs aux oignons ponctuent cette journée chinoise : nous nous entraînons le matin à intercepter des marchandises passées par des contrebandiers pour retrouver le morceau de carte volée par des ninjas à l’empereur de chine. Une fois le clan identifié, nous apprenons que nous devons avoir des drapeaux d’équipe pour y entrer ! Chaque sizaine s’active et la peinture coule à flot. Flots que nous retrouvons bientôt avec plaisirs tant la chaleur sévit l’après-midi. Les méninges rafraîchies c’est important car il fallait avoir les idées claires pour identifier le voleur de la carte parmi tous les ninjas et relever les défis de chaque stand : pyramide, téléphone ninja…

Le secret avait fuité et c’est sans étonnement que la peuplade découvre le message : en Nouvelle-Zélande la carte est cachée à la source (de l’Esteron) ! Nous partons donc en randonnée au pied des montagnes avec pour fidèle compagnon un âne bâté qui portera le pique-nique. A l’ombre des arbres, le chemin est difficile mais la peuplade vaillante va jusqu’au bout et nous avons même le temps de faire une partie de loup garou version seigneur des anneaux avant de repartir !
Arrivée avec un peu de retard sur le planning. Tous s’activent pour allumer le feu et préparer le repas. Ce soir c’est la fête avec nos amis éclaireurs : après Santiano revisité en plusieurs versions à Capella et à la guitare c’est biquette enfin sorti du choux qui clôture la veillée chant. Les chamallow grillés sont encore de la partie !

Le dernier des Mohicans était sûrement scout. En tout cas aujourd’hui nous voici en territoire indien ! Un vieux sage se propose de nous aider mais il lui faut des ingrédients pour une potion magique, à aller chercher près de la terre des lacs. Au passage nous profitons du cadre pour un jeu sur le recyclage et une étude approfondie de la transformation des têtards en grenouilles.
Une fois la potion avalée, la carte est située dans un village indien : il nous faut fabriquer des costumes par petits groupes pour entrer dans les villages indiens. Pendant ce temps, les autres groupes s’activent à planter les herbes aromatiques ou à remplir l’album photo de l’année.
Sitôt arrivés dans le village, les cow-boys attaquent et une bataille d’eau géante éclate : la rivière en crue n’aurait pas fait mieux. Après les fajitas de midi, le hamburger du soir nous donne l’énergie qu’il faut pour aller récupérer la carte dans le casino des cow-boys.

Kenya : le pays des animaux. Tandis que Ramaya résonne dans nos têtes, un vieux sachem annonce la terrible nouvelle : l’esprit des animaux a été emprisonné dans des figurines : il nous faut les libérer pour que la tigresse reine des animaux nous aide à retrouver la carte ! Direction le vieux village au pied de la colline pour une chasse aux trésors géantes. Les plus endurants sont même montés au sommet de la montagne. La déesse à tête de tigre apparaît finalement et nous apprend que c’est le pingouin de Madagascar en bas de la vallée qui a la carte ! Ce dernier accepte de nous la donner si nous démontrons notre capacité de pingouin à glisser sur la banquise.
Sûrs de notre coup, nous fêtons dignement notre victoire avec un concours cuisine fabuleux où les toasts saumons-saucissons rivalisent avec le gâteau d’anniversaire chamallow-Carambar.
Le pingouin pirate vient enfin nous apporter la carte : le trésor est vite localisé et c’est en pleine nuit
que nous creusons le sol à main nu pour y arracher les bonbons bracelets pirates et autres bagues.

Dimanche point de quart d’heure nature ou d’inspection des tentes : rangement et désinstallation viennent clôturer le camp. Personne ne repartira chez lui comme avant et même ceux qui venaient fébriles voudraient maintenant rester 🙂

Santiano version revisitée :

Nous sommes à Saint-Auban pour une semaine,
deux semaines, trois semaines. A Saint-Auban
Eclaireurs et Louveteaux Jeannettes
se sont rencontrés autour d’un grand feu

C’est un beau camp d’été qui nous a rassemblés
Hissé ho ! (x2) Santiano
Autour du feu nous avons chanté
Dans notre mémoire cela restera gravé

C’est un fameux camp d’été près de Saint-Auban
Hissé ho (x2) Santiano
Dix huit tentes et une seule route
Je suis fier de mon foulard scout !

C’est un fameux louveteau qu’est dans la forêt
Hissé ho (x2) Santiano
Et un jour l vit un éclé
Car il campait juste à coté

Tiens bon éclé et petits louveteaux
Hissé ho (x2) Santiano
Les éclés ou bien les louveteaux
Sont toujours au max de leur niveau

Par une belle journée on s’est rencontré
Hisse ho (x2) mes louveteaux
Les éclé et les louveteaux
Se sont rassemblés pour chanter

Un chant rigo- un chant rigolo
Hissé ho (x2) les louveteaux
Si Dieu veut nous nous rassemblerons
Pour encore chanter une belle chanson

Un grand merci à tous les chefs et parents qui ont aidé pour ce camp 🙂
Rendez-vous à la rentrée pour de nouvelles aventures !

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